Table
des Matières

1. Définitions
GARRIGUES
ET MAQUIS
Ces
deux noms sont intimement liés aux accents du Midi de la France. On ne peut pas
parler de l'Aude sans évoquer ces deux milieux qui chantent aux accents du Midi
de la France. La garrigue est plus connue car, hormis le fait qu'elle couvre des
territoires plus importants, elle représente l'essence même de ce pays avec
ses espaces odorants d'où se dégage une multitude de parfums subtils
dispersés par le vent. Dans les Corbières, la garrigue est omniprésente
tandis que le maquis reste plus discret.
Garigues
et maquis, qu'es aquò ?
La garrigue et le maquis sont des formations végétales qui proviennent toutes
deux de la dégradation de la forêt méditerranéenne, le plus souvent par
incendie ou surpâturage. Ce qui les différencie, outre leur aspect et leur
cortège floristique propre (bien que plusieurs espèces soient communes aux
deux milieux comme les genévriers, les filaires, le prunellier, les nerpruns,
le genêt scorpion et le genêt d'Espagne " Spartium junceum ", etc.),
c'est la nature du sol sur laquelle s'installent ces associations végétales. A
l'époque néolithique, les hommes ont pris possession de la forêt constituée
de chênes verts ou chênes pubescents principalement suivant les influences
climatiques et les conditions du sol de la station. Au cours des siècles, ces
terrains ont été déboisés, mis en culture ou transformés en pâturages,
parfois incendiés. Une flore spécifique s'est implantée en ces lieux pour
former des garrigues ou des maquis. Cette dénomination au pluriel est plus
appropriée car il n'y a pas une garrigue ou un maquis mais effectivement des
garrigues et des maquis. Les différents faciès sont déterminés par les
conditions climatiques locales, la longueur de la période de sécheresse
estivale (en climat méditerranéen, les précipitations irrégulières accusent
un déficit en été), les vents forts (dans l'Aude, le Cers est
particulièrement virulent), la nature et la profondeur du sol, l'exposition des
terrains, leurs anciennes destinations (pâturages ou cultures), l'importance du
pacage, les activités humaines en général et la colonisation ou non de la
strate arborée (notamment par des pins, essences pionnières). De plus une
évolution progressive (ou régressive suite à un incendie par exemple), plus
ou moins lente, affecte ces milieux à moins qu'ils ne soient l'objet de
reboisements artificiels permettant rapidement un retour à l'état boisé.
Garrigues
et maquis illustrent parfaitement cet aspect dynamique des associations
végétales et cette idée constante d'évolution.
La
garrigue
La garrigue est une formation végétale plus ou moins ouverte, composée en
grande partie d'arbustes, d'arbrisseaux et de sous-arbrisseaux, résultant de la
régression de la forêt méditerranéenne, le plus souvent par incendie ou
surpâturage, sur sol généralement non acide. (Définition d'après le
vocabulaire de typologie des stations forestières édité par l'Institut pour
le Développement Forestier - 1985)
Garrigue
viendrait du mot celtique "gar" qui veut dire rocher. Pour expliquer
cette définition scientifique, disons simplement que cette formation végétale
se rencontre essentiellement sur sol calcaire et qu'elle est composée
d'espèces clairsemées (milieu ouvert) ou la roche affleure en de nombreux
endroits. Les espèces végétales les plus communes, adaptées aux milieux secs
et arides, et aux sols superficiels (pauvres en humus), qui s'y trouvent sont :
- les principales plantes aromatiques comme le thym, le romarin ou la lavande
aspic (plantes mellifères renommées),
- le ciste cotonneux aux grandes fleurs roses et aux feuilles à l'aspect
duveteux (qu'on trouve aussi dans le maquis),
- le genévrier cade (deux raies blanches sur chaque feuille) dont on tirait
auparavant l'huile de cade,
- le dorycnium, qui fait le régal des abeilles,
- le buplèvre ligneux, grande ombellifère, très mellifère également,
- le chêne kermès (garouille); il abritait autrefois une cochenille (le
kermès) dont les œufs séchés et traités (la ponte provoquant des sortes de
galles) servaient à fabriquer une teinte rouge écarlate,
- l'aphyllanthe de Montpellier d'un bleu aussi pur que le ciel d'azur, très
prisée par les moutons, - les charmants iris nains (jaunes, blancs et bleus) et
l'élégante tulipe de Celse qui font une apparition rapide mais remarquée au
printemps sans oublier quelques orchidées magnifiques,
- le dangereux Redoul (corroyère à feuille de myrte) dont les baies noires
toxiques peuvent être confondues avec des mûres (empoisonnement),
- le buis omniprésent sur les sols calcaires,
-le pistachier térébinthe qui enflamme la garrigue à l'automne (feuillage
rouge),
- et un grand nombre d'autres espèces qu'il n'est pas possible de toutes nommer
et dont certaines ont été récoltées pour leurs vertus médicinales,
- le chêne vert, le chêne pubescent et le pin d'Alep qui font évoluer, dans
les meilleurs des cas, ces garrigues vers la forêt climacique caducifoliée
(cf. chênaie pubescente).
A
chaque saison, la garrigue vous émerveillera : au printemps, des fleurs
surgissent de toutes parts dans une explosion multicolore tandis que maintes
abeilles œuvrent sans répit pour amasser miel et pollen ; en été, sous un
soleil délirant, elle devient le domaine des insectes ou résonne un concert
orchestré par les cigales stridulantes ; en automne et en hiver, elle sait
garder toute sa plénitude en conservant sa parure verte. C'est souvent après
de fortes pluies qu'elle exhale abondamment ses odeurs parfumées. Si la flore,
par sa beauté et son charme, constitue la richesse de la garrigue, elle abrite
aussi une variété de mammifères, grands et petits, un grand nombre de
reptiles (dont le superbe lézard ocellé), une multitude d'oiseaux et une
collection d'insectes qui occupent secrètement les lieux.
Le
maquis
Le maquis est une formation végétale arbustive généralement fermée (souvent
à base d'Ericacées et de Cistacées), résultant de la régression, le plus
souvent par incendie ou surpâturage, de la forêt méditerranéenne sur sol
généralement acide. (Définition d'après le vocabulaire de typologie des
stations forestières édité par l'Institut pour le Développement Forestier -
1985).
A
l'opposé de la garrigue, le maquis s'installe sur des terrains siliceux
principalement et de nombreuses espèces buissonnantes forment souvent une
végétation inextricable ("fermée", le "bartas" comme on
dit en Languedoc, exprime bien cette idée de broussailles épaisses et
impénétrables, de ronces buissonnantes, véritable rempart naturel).
Les
espèces végétales les plus caractéristiques que renferment ces milieux sont
:
- le ciste à feuille de sauge et le ciste de Montpellier (feuillage qui colle),
tous deux aux fleurs blanches,
- le ciste à feuille de laurier, plus grand que les deux précédents (jusqu'à
1,50 m de hauteur),
- la lavande "stoechas" au feuillage très aromatique et aux fleurs
violettes parées de bractées mauves (appelée aussi " lavande à toupet
"),
- la bruyère arborescente couvrant le maquis de ses fleurs blanches (d'une
hauteur de un à deux mètres en moyenne, la racine de cette espèce servait à
la fabrication des pipes) et sa petite sœur la bruyère à balai avec laquelle
on confectionnait des… balais,
- le calychotome épineux, arbrisseau épineux, comme son nom l'indique, ayant
des feuilles à trois folioles et des fleurs jaunes,
- l'arbousier qui possède la particularité de porter en même temps des fleurs
(clochettes blanchâtres), des fruits verts et des fruits mûrs d'un rouge vif
(arbouses) dont on fait des confitures succulentes ; il s'agit d'un arbuste qui
peut atteindre 5 à 6 mètres de haut aux feuilles persistantes et à l'aspect
très décoratif, - et d'autres espèces en grand nombre,
- la strate arborée que l'on peut rencontrer se compose essentiellement de
chênes verts, de chênes pubescents, de châtaigniers, de chêne liège et de
pins maritimes (ces trois dernières essences sont inféodées aux terrains
siliceux).
Si
ces terrains ne sont guère propices à la promenade hors des sentiers et
chemins, les rudes sangliers y trouvent des remises leur servant de retraite.
Comme en garrigue, la faune est aussi très diversifiée. Signalons tout de
même que la tortue de Hermann est un hôte particulier du maquis. Le feu et le
ramassage de cette espèce l'ont fait quasiment disparaître. Dans l'Aude, sa
présence est incertaine et de toute manière rarissime. Dans le massif des
Maures, un plan de sauvegarde est entrepris pour cette tortue méditerranéenne.
Patrick VALETTE,
Office National des Forêts, janvier 2004
extrait de : www.lagrasse.com/fr/patrimoine/guarrigues%20et%20maquis.htm
Garrigue

Maquis

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2. Les pigments d’Albas
Mr Pierre BOISSEAU a réalisé des
pigments à partir des argiles du pays par broyage, tamisage….
Il a obtenu une cinquantaine de couleurs
différentes qui ont été présentées lors de la Fête de la Couleur en
2009.dont vous trouverez un reportage en suivant le lien ci dessous :
bellesgarrigues.org/2009/09/28/couleurs-en-fete/
Voici des exemples de
pigments visibles juste au nord de la Croix de Fer :
Et le long de la D40
Cécile C en a profité pour réaliser une palette des couleurs
albassiennes :
tous les détails sur son blog :
http://ceciledalbas.jalbum.net/Palette%20albassienne/
3. Les moutons
Depuis 2008, deux troupeaux paissent sur la commune.
Florence nous fait partager sa vie sur son site Belles Garrigues
Pour y accéder, cliquez ici.

4. Les moulins
Plusieurs moulins sont recensés dès le XVIIIe
siècle à Albas. Ainsi, en 1757, sont mentionnés, parmi les biens nobles, un
moulin à huile situé aux "Barris", une masure de moulin farinier...
Enfin, en 1836, seul un meunier est cité en activité sur la commune.
Sur le territoire communal se dressent encore les ruines de quatre moulins
(propriétés privées), deux moulins à vent, sur les hauteurs Ouest et Nord du
bourg, et deux moulins à eaux : le premier dit de "l'Ilhe" est campé
sur le ruisseau de "l'Illo", au Sud-Ouest d'Albas et d'accès libre
par la boucle de randonnée "Autour du Bouichas". Le second,
particulièrement remarquable, est installé entre la route de Cascastel et le
ruisseau du "Prat" ; il est daté du XIIIe siècle et conserve encore
sa magnifique voûte en ogive.
Moulin à vent du Nord

Moulin à vent de l’Ouest

une histoire des moulins locaux
se trouve sur ce site :
www.thezandescorbieres.com/moulin.htm
Moulin à eau de l’Ihle
Moulin à eau du village

et après une grosse pluie
pour plus de détails sur les
carrières, allez sur la page géologie
4. La croix rogative
La Croix de Fer se
trouve sur l’ancien chemin qui reliait Albas à Villerouge-Termenès :
Elle aurait été forgée sur place avec du minerai de fer local.
5.
Les murettes
Toutes
les collines avoisinant le village étaient cultivées, des murs en pierre
sèche en attestent :

6.
Les bergeries
De nombreuses bergeries sont réparties sur la commune,
elle font l'objet d'une page à part

7.
Sorties de la SESA en 2008
SESA La société d’études
scientifiques de l’Aude
Sorties
botaniques 2008.
Le
présent texte constitue la première version du compte rendu des sorties
botaniques d’inventaire. Les participants aux excursions botaniques peuvent
apporter leur corrections ou compléments en me les faisant parvenir par
courrier, par courriel ou par téléphone.
Dominique
BARREAU
Jonquières
le 27 avril Villerouge-Terménès
le 18 mai, Belvis
le 15 juin, le
Pic de Bentaillole le 29 juin.
27
avril 2008 : Jonquières
Un
chemin balisé monte au sud du petit village de Jonquières, il mène à un
plateau où se trouve une curiosité locale, le Trou des Gimbouls. Nous y
montons par une large piste traversant une sorte de lande à buis, genêt
scorpion, chèvrefeuille étrusque, romarin, coronille de Valence, genêt d’Espagne
(Genista hispanica)... et aussi des espèces plus acidiphiles comme l’ajonc
de Provence et le genêt poilu. Les zones les plus ouvertes forment une garrigue
basse avec thym, brachypode rameux, d’abondantes euphorbes
de Nice, la thymélée
sanamunda, le fumana
fausse-bruyère et plus rarement le fumana couché. En bord de
chemin Centaurea
collina, Medicago suffruticosa ssp. leiocarpa
en limite ouest de son aire. Le Trou des Gimbouls, sorte d’effondrement ou
doline, n’apporte guère de nouveautés. Une friche récente possède quelques
espèces intéressantes comme Caucalis
platycarpos, Adonis
annua et Mantisalca
salmantica. En poursuivant, en direction du sud-est, vers les
Clauses, le long d’un petit chemin quelques plantes assez rares comme Lepidium
hirtum, Lathyrus
filiformis, Festuca paniculata, puis plus étonnantes des
plantes acidiphiles la centaurée
pectinée, le ciste
de Montpellier et même quelques pins maritimes.
Pour
la pause de midi (plutôt à l’heure solaire !), nous partons sur la
route de Durban et au-dessous d’un col sans nom (col de Durban ?), nous
trouvons une pelouse à thym et brachypode rameux à l’abri du vent. Difficile
de manger sereinement quand devant nous plusieurs nouvelles espèces attiraient
le regard. Partout les étoiles blanches de la petite ornithogale de garrigue (Ornithogalum
gussonei) en attendant la floraison de celle de Narbonne. Le scandix
austral paraît bien grêle par rapport à son voisin le scandix
peigne de Vénus, c’est aussi l’occasion de vérifier le
critère d’aplatissement du bec par rapport à la base du fruit (même sens
pour l’austral et transverse pour le peigne de Vénus). C’est une
végétation assez classique avec Convolvulus
cantabricus, Onobrychis
supina, Argyrolobium
zanonii, le discret Xeranthemum
inapertum et des tapis du petit brachypode à deux épis en
attente de floraison... Quelques espèces sont en limite d’aire comme Narcissus
dubius et Erodium
foetidum (forme crispum), ce dernier sur les rochers plus
haut sur la piste.
Nous
terminons en direction d’Albas où, à l’ouest
du col de l’Escassie, une petite plaine accueille quelques cultures. Au milieu
se dresse une butte avec de gros rochers calcaires. Ils seront l’occasion de
belles découvertes : Hormathophylla
macrocarpa, Arenaria modesta, Hieracium humile, au milieu d’abondants
Centranthe
de Lecoq et de Bufonia
perennis. Parmi les très abondantes laitues des vignes, mais
poussant directement sur le rocher, la rare laitue délicate (Lactuca
tenerrima), pied sec de l’année précédente en début de
repousse. Plus loin quelques Telephium imperati en limite de leur aire.
Nous quittons à regret ce secteur qui mérite d’autres prospections.
Suite sur le site
de la SESA : cliquez ici
D'autre part la SESA a
mis à la disposition de tous un herbier :
http://www.herbier.sesa-aude.com/
Les chasseurs de l'ACCA ont offert et planté 1890
amandiers autour du village début mars 2013



plus de photos
ici