La Mayre
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1 Situation et toponymie

2 Photos

3 Fiche brgm

4 Fiche de G LANGLOIS

5 Fiches de J MANTENANT   

                            la Mine

                            la Métallurgie

6 Association du 10 oct 1924

 

 

 

 

 

 

 

1 Situation et toponymie

Gisement de LA MAYRE appelé aussi LA CAUNA ou BRINGUIER

 

 

2 Photos

3 Fiche brgm

 

 

 

C11540

C11541

Pas utile

C11542

C11543

C11544

 

C11574

 

C11575

 

4 Fiche de G LANGLOIS

 

 

 

5 Fiche de J MANTENANT

                        la Mine

                                                                                                     LA MAYRE-LA CAUNA

mine                                                                          Albas, Cascastel-des-Corbières

 

1/ NATURE DU SITE :

Type :                                                 mine (exploitation)

Chronologie :                                   période ancienne, XIXèmes.,  XXème s.

Substance :                                       fer

 

2/ LOCALISATION :

Commune :                                       Albas, Cascastel-des-Corbières

Lieu-dit IGN :                                  Coume Manicle, ruisseau des Bals, La Berre, La Mayré

Références cadastrales :             section D, feuille 2, parcelles 707, 708, 709, 710, 711 (Albas)

section A, feuille 6, parcelles 1791, 1792, 1793, 1798, 1799 (Cascastel)

 

 

3/ CONTEXTE GEOGRAPHIQUE ET GEOLOGIQUE :

                La mine de La Mayré, nommée aussi La Cauna dans les sources consultées, se trouve à l'extrême sud de la commune d'Albas, sur le versant occidental de la vallée de la Berre. Les travaux sont situés sur les deux versants et le sommet d'un petite promontoire N/S encadré sur trois de ses côtés par trois cours d'eau, La Berre à l'est, le ruisseau des Vals au sud, le ruisseau de La Pissoulière à l'ouest.Ce gisement de fer manganésifère est encaissé dans les calcaires dévoniens émergeant à la faveur de failles d'orientation générale NE/SO. Il est formé d'une série d'amas alignés sur 200 m de longueur et 70 m de hauteur environ, minéralisés en hématite et carbonates de fer. Ce gisement aurait contenu 60 000 m3 d'un minerai atteignant des teneurs de 40 à 45 %Fe.

               

4/ HISTORIQUE DE L'ACTIVITE :

                Comme de nombreux amas du plateau de Lacamp, le gisement de La Mayré a sans doute été exploité durant l'époque moderne. C'est d'ailleurs peut-être à cette période qu'ont été ouverts les travaux anciens signalés en 1802 à la mine de La Mayré, qui est alors  abandonnée. Malheureusement pour nous, ni la chronologie, ni l'identité des exploitants ne sont mentionnées dans les documents en question. En revanche, comme au Roc das Quiès et à Montredon, nous savons que R. Jacomy intervint entre 1862 et 1872 à La Mayré via une série de travaux de recherche et sans doute d'exploitation, dont la nature n'est pas clairement précisée dans les sources consultés. Afin de traiter le minerai sur place, il fait alors construire un four de grillage de belle facture en 1870, sur le carreau de la mine. Puis, en 1873, c'est au tour de la Compagnie des Usines du Gard de pratiquer plusieurs descenderies sous la direction de M. Esparseil, dans le but de reconnaître l'allure du gisement en profondeur. Enfin, les documents consultés aux archives départementales mentionnent une série de recherches, généralement de peu d'ampleur, menées par plusieurs exploitants durant les premières décennies du XXème s. Mais ces interventions n'ont jamais donné lieu à une véritable exploitation d'envergure. Objet de travaux en 1926, le gisement est considéré comme épuisé en 1929.

 

5/ Description des vestiges :

                Les travaux observés sur ce gisement s'organisent en trois grands chantiers à ciel ouvert et plusieurs ouvrages connexes. Le chantier Mayré 1 se trouve sur le versant est de la crête de La Mayré, au nord de la zone minière. Il correspond à une large fosse d'orientation E/O (L 25 m ; l 10 m ; h 10 m) au fond de laquelle s'ouvre un vaste porche de 10 m de largeur et 6 m de hauteur, donnant accès à un chantier souterrain se prolongeant vers des niveaux inférieurs et supérieurs aujourd'hui inaccessibles en raison d'éboulements/comblement. Une observation attentive des parois permet de distinguer deux types d'abattage. Un abattage à la pointerolle, laissant des marques bien caractéristiques de plus de 20 cm de longueur, s'est développé dans la partie supérieure du chantier souterrain de la grande fosse. Plus récent, le second, à la poudre ou à l'explosif, a laissé des trous de fleuret présents uniquement dans la partie inférieure des travaux. A l'extérieur, devant la fosse, s'étend une halde de déblais hétérométriques parsemée de scories de réduction de minerai de fer, visibles par ailleurs sur le carreau du chantier MAY1. Au nord de la fosse, une tranchée E/O envahie par la végétation correspond sans aucun doute à l'entrée d'une galerie entièrement comblée (MAY4).

                Le chantier Mayré 5 se trouve immédiatement au sud de MAY1. Il s'agit ici aussi d'une grande fosse (L 30 m ; l 15 m ; h 15 m) qui semble avoir recoupé une excavation antérieure, dont les vestiges sont encore visibles dans la partie supérieure du chantier, et à laquelle sont connectés plusieurs départs de galerie, accessible à la faveur de légères désobstruction. Sur le front de taille du grand chantier postérieur, en contrebas de la fosse, s'ouvre un vaste porche non exploré. Plusieurs grattages très limités sont visibles tout autour de ce second ensemble.

                Enfin, le dernier groupe, situé sur le versant ouest de la crête de la Mayré, est organisé autour d'un chantier à ciel ouvert d'orientation E/O (MAY6 ; L 30 m, l 15 m, h 4 m), organisé en deux niveaux. Au niveau supérieur, près de MAY5, subsistent un départ de galerie taillé à l'outil et une galerie encore accessible, mais non explorée, dirigée vers le nord. Cette galerie rejoint sans doute le chantier souterrain de MAY5. Une halde de gros blocs, signe d'un abattage à la poudre ou à l'explosif, est présente à proximité. Au niveau inférieur du chantier MAY6, moins profond que MAY1 et 5, les indices d'abattage à la pointerolle sont nombreux, en particulier sur la paroi sud. Plusieurs conduits sont visibles sur chacun des côtés nord et sud. Côté nord, une très courte galerie dont l'entrée est encadrée par des murets de blocs décimétriques stériles, donne accès à une chambre de 5 m de diamètre ouverte à la poudre ou à l'explosif. Côté sud deux galeries presque entièrement comblées, et non explorées, paraissent avoir été ouvertes à l'outil. Les placages d'oxydes de fer sont encore fréquents sur les parois du chantier MAY6. En contrebas de la tranchée se développe une halde peu marquée, constituée essentiellement d'éléments fins mesurant moins de 5 cm de diamètre.

                Dernier élément à signaler, et non des moindres, un bâtiment encore très bien conservé subsiste sur le carreau de la mine, sur le versant est du promontoire de la Mayré. De plan quadrangulaire et bâti en pierres de taille de gros module, il est constitué d'une cuve à l'arrière, en forme de rectangle aux angles arrondis, dont la partie sommitale, entièrement ouverte, se situe au même niveau que le sol du carreau de la mine, et de deux couloirs voûtés sur la face avant, à la base du bâtiment, reliés à la base de la cuve et sans doute entièrement ouverts vers l'extérieur à l'origine. L'un des couloirs a été réaménagé en abri dans un second temps. Ce charmant édifice correspond sans nul doute au four de grillage bâti par R. Jacomy vers 1870.

 

6/ BILAN ET PERSPECTIVES :

                On peut distinguer à La Mayré au moins deux grandes phases d'activité. A la plus récente, remontant sans aucun doute aux XIXème s. et XXème s., voire au XVIIIème s., doivent être rattachés les ouvrages ouverts à la poudre ou à l'explosif, ainsi que le four de grillage et la galerie MAY4, signalée dans la documentation écrite.

                En revanche, l'existence au plus près des travaux d'un atelier sidérurgique – dont l'amas de déchets a été ensuite largement remanié lors des travaux postérieurs – incite à placer à La Mayré une phase d'exploitation antérieure à l'époque Moderne. Les nombreuses et longues traces de pointerolle observées sur les parois des ouvrages miniers, en particulier dans les chantiers MAY1 et MAY6, et surtout le toponyme La Cauna, utilisé par de nombreux auteurs pour désigner le gisement, et ceci dès le XIXème s., corroborent l'hypothèse d'une activité ancienne. Toutefois, aucun élément ne permet pour l'heure de dater cette activité ancienne.

                Il faut signaler le très bon état de conservation du four de grillage de La Mayré. Par le soin apporté à son édification, cet édifice tranche avec les fours repérés à Montredon. A nos yeux, des critères chronologiques, mais aussi économiques (gisement de la Mayré supposé plus intéressant par le bâtisseur du four, désireux de construire un édifice pérenne) peuvent expliquer ces différences.

 

7/ SOURCES :

AD Aude, S759, RAYNAUD, 19 avril 1904.

AD Aude, S770, RAYNAUD, 31 décembre 1909.

AD Aude, SW544, Préfecture de l'Aude, 19 août 1924.

BARANTE, 1801, tableau 3, p. 17

ESPARSEIL R., 1926, p. 111.

JAEGER A., 1954, p. 43.

 

 

 

                         la Métallurgie

 

                                                                                                                 LA MAYRE

métallurgie                                                                                                                            Albas

 

1/ NATURE DU SITE :

Type :                                                 métallurgie

Chronologie :                                   période ancienne

Substance :                                       fer

 

2/ LOCALISATION :

Commune :                                       Albas

Lieu-dit IGN :                                  Coume Manicle, ruisseau des Bals, La Berre

Références cadastrales :             section D, feuille 2, parcelle 707

 

 

3/ CONTEXTE GEOGRAPHIQUE ET GEOLOGIQUE :

                Cet épandage se situe sur le versant ouest de la vallée de la Berre, à proximité immédiate des travaux de la Mayré.

 

4/ HISTORIQUE DE L'ACTIVITE :

                Ce site n'est pas daté.

 

5/ Description des vestiges :

                De nombreuses scories de réduction du minerai de fer (coulées, internes), de taille centimétrique à décimétrique, sont visibles dans la halde des travaux La Mayré 3 et sur le carreau de la mine.

               

6/ BILAN ET PERSPECTIVES :

                Ces vestiges d'un atelier de réduction du minerai de fer ont vraisemblablement été largement remaniés par les travaux miniers de la Mayré. Ce site n'est pas daté. Cependant, sa localisation sur le versant ouest de la vallée de la Berre, à proximité immédiate du gisement de La Mayré, incitent à voir là les indices d'une activité sidérurgique antérieure à l'époque moderne. Des indices d'une extraction ancienne sont d'ailleurs présents à la Mayré. L'ampleur réelle de l'activité sidérurgique, sans doute limitée, n'a pu être déterminée avec certitude.

 

7/ SOURCES :

            Site inédit

 

 

 

 

 

 

6 Association du 10 oct 1924