Montredon
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1 Situation

2 Photos

3 Fiche brgm

4 Fiche de G LANGLOIS

5 Fiches de J MANTENANT   

                            la Mine

                            la Métallurgie

 

 

 

 

1 Situation


Afficher Mines à l'Ouest d'ALBAS sur le site de GoogleMaps

 

 

 

 

2 Photos

 

Situation

 

 

La mine

 

Il faut monter dans le sous bois

 

Les ruines d’une construction apparaissent d’abord

 

 

 

 

 

 

Et ensuite, la mine avec l’entrée bouchée par des éboulis.

 

 

 

Après dégagement

 

 

Au bas de la mine se trouvent des monticules de minerai

 

 

Et plus haut au moins un dégrilloir

 

 

 

 

 

 

 

 

3 Fiche brgm

 

 

 

C11497

 

 

C11498

 

C11499

 

C11500

 

 

4 Fiche de G LANGLOIS

 

Toponyme : MONTREDON

 

 

Communes : Talairan, Albas. Anciens terroirs de Fenouillères, Fourques.

Hors concession

 

Code INSEE :           11       1          18       386     652

              11     3          15       006     652

            Dépt.Arrdt. Con. Cne. Site

Cadastre année : . Lieu-dit :

Section et parcelles : (Albas 1894) : D 1561

Propriétaire :

 

Occupation actuelle du sol :

Accès actuel :

 

Coordonnées Lambert zone III : Ax=628,5    Ay=3076,5    Az=450

                               Bx=         By=          Bz=

Carte 25 000e : 2447 Ouest (Padern). Carte géologique : Quillan.

Nature de la recherche : biblio., archives.

 

RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES :

 

Géologie roche encaissante : série renversée : Dévonien sur schistes probablement carbonifère.

            Forme du gîte : type karstique.

            Gangue :

            Minéralisations : Fe, Mn. Analyses (Esparseil 1893. Minerai analysé au laboratoire de l'usine de Bessègues) :

 

Perte au feu...................  12,25 )

Silice.........................  14,75 )    Soit :

Oxyde de fer...................  64,64 )  Fer métal.... 45,25%

Oxyde de manganèse.............   3,46 )  Manganèse....  2,20%

Alumine........................   4,95 )

          Total................  99,95 )

 

Période(s) d'activité(s) : XIXe et antérieur.

Critères de datation : archives, biblio.

 

DESCRIPTION ET HISTORIQUE DU SITE MINIER

 

D'après Marius Esparseil il existait sur ce gîte une ancienne excavation creusée dans le minerai de fer servant de bergerie que le Sieur Jacomy détruira pour y prendre le minerai qu'on y avait laissé, ce qui laisse présager de son ancienneté. En 1834 le minerai de fer de Montredon était encore exploité pour le compte de M. Darnis, maître de forge à Saint-Pierre des Champs et concessionnaire de Fourques. En 1844 il continuait à exploiter en dehors de la concession et était menacé pour cela de poursuites mais on ne sait pas si il s'agissait de ce gîte. Rémy Jacomy, successeur de Darnis, se livra à quelques recherches après avoir obtenu de la commune d'Albas le droit d'exploiter dans les vacants communaux, notamment dans l'excavation décrite plus haut.

 

La Compagnie des Usines du Gard (Alais, Bessège, et Terrenoire) reprit les recherches en 1872-1873 en vue d'obtenir la concession des mines de ce secteur. La direction des travaux fût confiée à Marius Esparseil qui réalisa une galerie en travers-banc de 88,80 m. jusqu'au filon pour une dépense de 6000 Fr. Les travaux fûrent poursuivis dans le minerai sur 13 m vers l'Est et l'Ouest. D'un coté les travaux ont été arrêtés sur une boule de calcaire coupant le gisement en deux. A l'Est à été trouvé une grande caverne qui a servi à recevoir les déblais. Les travaux s'arrêterent là, la compagnie trouva la démonstration du gîte suffisament établie pour la demande en concession. Malheureusement pour elle le Service des Mines le jugea autrement et la concession ne fût pas accordée. Après la faillite de la société de Besseges, le syndic vendit en 1888 200 tonnes de minerai provenant du Roc das Quiès et de Montredon au sieur Fort. En 1893 Jean Jacomy, frère et héritier de Rémy, tentera de reprendre ce gîte avec ceux d'Albas et Cascastel, en vue de l'obtention d'une concession qu'il n'obtiendra jamais. Je ne sais si la mine à été reprise pendant la guerre de 1914 comme celle du Roc das Quiès. La galerie est actuellement obstruée.

 

Réf. biblio. : M. Esparseil 1893 p. 217-220 ; R. Esparseil 1926 p. 112 ; Jaeger 1954 p. 45 ; Jaeger et Ovtracht 1955 ; fichier B.R.G.M.

Réf. archives : A.D. Aude, S 758, Albas, recherche de manganèse et de fer, (1839-1899) ; S 759, Albas, recherche de manganèse et de fer, (1900-1907) ; S 761, Cascastel, Villeneuve et Albas, recherche de Pb, Cu, Fe, Mn, (1838-1904) ; S 770 : Albas, recherches de fer et de manganèse, (1909-1913) ; S 779, concession de Fourques et la Bouchère des Clauzels, (1832-1900), lettre du 16/7/1844 ; S 788, concessions réunies de Serremijane et las Coupes, Fourques et la Bouchère des Clauzels, (1913-1919) ; A.N., F14 7942, concession de Fourques et la Bouchère des Clauzels, (1831-1848) ; Service des mines, Carcassonne, concession de Fourques et la Bouchère des Clauzels.

 

Date : 10/87.

 

5 Fiches de J MANTENANT   

                            la Mine

MONTREDON

mine                                                                                                                                          Albas

 

1/ NATURE DU SITE :

Type :                                                 mine (exploitation)

Chronologie :                                   période ancienne, XIXème, XXème s.

Substance :                                       fer

 

2/ LOCALISATION :

Commune :                                       Albas

Lieu-dit IGN :                                  Montredon

Références cadastrales :             section D, feuille 4, parcelle 1402

 

 

3/ CONTEXTE GEOGRAPHIQUE ET GEOLOGIQUE :

                Quelque peu détaché du plateau de Lacamp, la colline de Montredon se trouve à la limite des communes d'Albas et Talairan, entre le vallon de la Vicence, au nord, et celui des Abellanies, au sud. Il s'agit d'un mamelon arrondi (d'où le nom) culminant à 532 m, entièrement boisé, auquel on accède via une piste partant du col de Saint-Picaud.

                D'une point de vue géologique, plusieurs séries s'étagent depuis le sommet jusqu'au bas du Montredon. Ainsi, la partie inférieure de la colline est formée de terrains détritiques flyschoïdes remontant au Viséen terminal-Namurien (Carbonifère), auxquels succèdent, à l'étage supérieur, une mince couche de pélites et calcaires noduleux du Tournaisien-Viséen supérieur. Enfin, au sommet de la colline affleurent les calcaires dévoniens, perçant leur couverture carbonifère et porteurs de la minéralisation de fer manganésifère.

                Cette dernière est constituée de deux groupes d'amas de direction N10°, épais de 6 à 12 m et long d'une soixantaine de mètres. Encaissés dans les calcaires dévoniens, près du contact avec les schistes carbonifères, ils sont essentiellement minéralisés en hématite, goethite et limonite (teneurs moyennes : 45% Fe et 2,2 % Mn).

               

4/ HISTORIQUE DE L'ACTIVITE :

                Si l'on exclut certaines informations très générales sur les mines du plateau de Lacamp ou d'Albas aux XVIIème et XVIIIème s., où il n'est jamais fait référence explicitement au gisement de Montredon, les données permettant de retracer l'histoire de l'exploitation de ce gisement ne remontent pas au-delà du XIXème siècle.

                En 1834, le minerai de fer de Montredon est exploité pour le compte de M. Darnis, maître de forges à Saint-Pierre, près Lagrasse. Puis, dans les années 1863-1866, Remy Jacomy entreprend plusieurs travaux d'exploitation à ciel ouvert assez importants ; il fait notamment démolir une bergerie construite dans une ancienne excavation creusée dans le gisement de fer, pour y prendre le minerai de fer qui y avait été laissé. Au début des années 1870, un nouvel acteur, la Compagnie des Usines du Gard entreprend des galeries souterraines aux lieux-dits Roc d’Asquiès, Montredon et Bouichas, dans les vacants communaux d’Albas. A Montredon, une galerie est creusée en 1872 et 1875 sous la direction de M. Esparseil, dans le but de recouper le gisement en profondeur. Ces travaux visent à soutenir une demande en concession des gisements d'Albas et Cascastel, formulée par la Compagnie le 2 mars 1873. Cette demande étant rejetée, les recherches sont abandonnées. Durant les années 1870 et 1880, R. Jacomy reste fermier des minières de fer sises dans les terrains communaux d'Albas, dont le gisement de Montredon. Cependant, cette dernière paraît inactive, qui plus est, cet homme semble être un mauvais payeur... Par conséquent, la commune décide de résilier le bail en 1889, R. Jacomy n'ayant payé aucune redevance depuis sans doute plusieurs années. En 1894, J. Jacomy, frère du précédent décédé en 1889, signale qu'il a l'intention de démarrer des recherches sur le gisement de Montredon. Puis, en 1898, ce dernier est inclus dans la nouvelle demande en concession de mines de fer situées sur les communes d'Albas, Cascastel, Talairan, Villerouge-Termenès et Quintillan, formulée par M. Esparseil pour le compte de la compagnie des Mines, Fonderies et Forges d'Alès. Au cours des années suivantes, plusieurs personnes s'intéressent aux gisements d'Albas, obtenant notamment des autorisations de recherches sur les terrains communaux, sans pour autant engager véritablement des travaux.  Ainsi, vers 1910, notamment, E. Bérard reprend une ancienne galerie, sans doute la galerie ouverte dans les années 1870, et pousse quelques recherches dans le stérile. Il s'agit ici de travaux de recherche  n'ayant pas donné lieu à une véritable exploitation du gisement. Enfin, il semble que d'autres travaux sont engagés dans les années 1924, mais leur nature et leur ampleur restent indéterminés. D'une manière générale, à l'époque contemporaine, le gîte de Montredon paraît surtout avoir été exploité entre le début du XIXème s. et les années 1860. Par la suite, l'essentiel des travaux engagés vise à reconnaître le gisement, parallèlement aux recherches effectuées sur d'autres gisements d'Albas et Cascastel-des-Corbières, dans le but de demander une mise en concession de ces gîtes, qui n'a jamais été  accordée.

                Ces informations nous permettent d'une part de dater certains des travaux encore visibles à Montredon (la galerie creusée entre 1812 et 1875), d'autre part, d'envisager l'existence d'ouvrages antérieurs au XIXème s. et vraisemblablement anciens (confère annexe).

 

 

5/ Description des vestiges :

                Situés sur le versant nord-est de la colline, près du sommet, les travaux repérés à ce jour s'organisent en un ensemble d'excavations à ciel ouvert (MON1, 3, 5, 6, 7, 9, 11) parfois prolongées en souterrains par des galeries ou de simples sous-cavages (MON1, 5, 6) et de simples sous-cavages et courtes galeries (MON2, 8, 12), près du sommet, à l'est de ce dernier. Quatre fosses atteignent des dimensions relativement importantes (MON1, 4, 5, 6), dépassant dans un cas 30 m de longueur, 8 m de largeur et 6 m de hauteur (MON1).

                Certains travaux (MON2, 8) présentent les traces indubitables d'une intervention exclusivement moderne (trous de fleuret, haldes de blocs stériles décimétriques), d'autres, plus anciens, ont fait l'objet d'une reprise à l'explosif à l'époque moderne (MON1, 12, 5, 6, 7).

                En contrebas, précédée par une tranchée d'accès imposante, s'ouvre une galerie moderne (MON13), largement comblée à 15 m de l'entrée par un éboulement. Cet ouvrage d'orientation E/O creusé dans les schistes est de large section (l 1,5 m; h 2 m). Sur le carreau de cette galerie subsistent les ruines d'un bâtiment quadrangulaire (3 m x 4 m) et deux importants dépôts de blocs de minerai de fer décimétriques délimités par des murets en pierre sèche. En contrebas s'étale une halde imposante constituée essentiellement de fragments centimétriques de schistes. Cet ouvrage correspond sans aucun doute à la galerie creusée entre 1872 et 1875 par la Compagnie des Usines du Gard.

                Deux fours de grillages de 2 à 3 m de hauteur pour un diamètre dépassant 2 m, encore bien conservés, ont été bâtis en gros blocs de stérile et de minerai de fer, au sud-est et au nord-est de la zone, à proximité des travaux MON 5 et 6 (four sud) et MON1 et 2 (four nord). Ils remontent sans doute au XIXème s., tout comme les dépôts de minerai de fer présents à proximité (exploitation Darnis ou Jacomy ?). Un chemin traversant la zone minière du nord au sud passe à proximité immédiate de ces deux fours.

                Enfin, les travaux MON5 et 6 (ou leur reprise) ont recoupé un amas de déchets métallurgiques, comme le prouve la présence de nombreuses scories sur la halde moderne. Deux sondages établis sur et en contrebas d'une plate-forme séparant les sites MON 5/6 et MON4, à proximité immédiate des fosses 5/6 et de la halde, ont permis d'identifier une couche de déchets métallurgiques paraissant en place (voir fiche n°12 et annexe). Cette intervention a aussi révélé l'existence, sous la plate-forme, d'un niveau de remblais constitué de blocs calcaires de gros gabarit : il semblerait que les fosses 5/6, et éventuellement 3, appartiennent à un ensemble plus vaste, aujourd'hui largement comblé, peut-être lors d'interventions minières récentes. L'extension limitée des deux sondages ne permet pas d'aller bien au-delà de ces observations.

 

6/ BILAN ET PERSPECTIVES :

                Les sources écrites et une partie des vestiges identifiés sur ce site permettent de replacer au Montredon une succession de phases d'activité remontant aux XIXème et XXème s. Une intervention ancienne est supposée en raison de la présence d'atelier de réduction de minerai de fer à proximité immédiate des travaux. Mais il est impossible de dater cette activité.

 

7/ SOURCES :

AD Aude, S759, Service des Mines, 8 avril 1904.

AD Aude, S758, LEON , 27 mars 1894.

AD Aude, S770, RAYNAUD, 31 décembre 1909.

ESPARSEIL M., 1893, p. 218-222.

ESPARSEIL R., 1926, p. 111-119.

 

 

                            la Métallurgie

MONTREDON

métallurgie                                                                                                                            Albas

 

1/ NATURE DU SITE :

Type :                                                 métallurgie

Chronologie :                                   période ancienne

Substance :                                       fer

 

2/ LOCALISATION :

Commune :                                       Albas

Lieu-dit IGN :                                  Montredon

Références cadastrales :             section D, feuille 4, parcelle 1402

 

 

3/ CONTEXTE GEOGRAPHIQUE ET GEOLOGIQUE :

                Cet atelier se trouve à proximité immédiate des travaux miniers de Montredon, au sommet du versant nord-est de la colline.

 

4/ HISTORIQUE DE L'ACTIVITE :

                Malgré une prospection fine de l'épandage de scories, et l'ouverture de deux sondages, ce site n'est pas daté. Néanmoins, une phase d'activité antérieure à l'époque moderne est supposée.

 

5/ Description des vestiges :

                En bordure et en contrebas des fosses 3 et 5 s'étale un épandage de scories de reduction du minerai de fer, essentiellement des scories écoulées (L 2/10 cm). Les densités les plus importantes se trouvent en contrebas de la fosse MON5. Les scories y sont mêlées à des déblais miniers récents. Un sondage ouvert au niveau de cette concentration a permis d'identifier une couche de scories qui semble en place, mais n'a fourni aucun élément de datation, pas même des charbons de bois (!). Un second sondage, établi sur la plate-forme nord séparant les fosses 3 et 5, n'a livré aucune scorie (voir annexe).

 

6/ BILAN ET PERSPECTIVES :

                Les fosses MON5 et sans doute MON4 ont vraisemblablement recoupé un ferrier plus ancien, qui demeure à ce jour non daté. En raison de sa localisation au sommet de la colline de Montredon, à proximité immédiate des gisements miniers, ce site pourrait être antérieur à l'époque moderne. Cependant, aucun élément ne permet de vérifier cette hypothèse. Ce site était sans doute de dimension modeste, au vu de  la densité – moyenne – de déchets métallurgiques observée en surface et en coupe.

               

7/ SOURCES :

site inédit

sondage Montredon 2010 : confère annexe