Roc d Asquies
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1 Situation

2 Photos

a Roc d'Asquies EST

b Roc d'Asquies OUEST

3 Fiche brgm

a Roc d'Asquies EST

b Roc d'Asquies OUEST

4 Fiche de G LANGLOIS

5 Fiches de J MANTENANT   

                            les Mines

                            la Métallurgie

 

 

 

1 Situation


Afficher Mines à l'Ouest d'ALBAS sur le site de GoogleMaps

 

2 Photos

a Roc d'Asquies EST

 

Situation

   

Mine du bas

 

Depuis le parking des américains, suivre la direction VILLEROUGE en passant devant la bergerie des Américains

 

 

 

Et ensuite, directement à gauche et contourner la bergerie

 

 

 

Suivre le chemin en montant

On aperçoit le tas de déblais sorti de la mine du bas

 

 

Et en prenant le chemin à droite on arrive à la mine du bas en descendant dans la tranchée :

 

 

 

Mine du bas, servant de ravitaillement en eau pour la bergerie des américains.

 

 

 

 

L’entrée de la mine

 

 

 

 

 

 

 

Mine du haut

 

En sortant de la tranchée et en montant on aboutit à la mine du haut :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a un muret :

 

 

 

En sortant de cette mine on voit la mine du Bouichas

 

 

 

 

 

En montant sur le muret, un sentier s’amorce pour accéder à ce qui a du être une mine à ciel ouvert

 

 

Mine à ciel ouvert

ultérieurement !

 

b Roc d'Asquies OUEST

 

Situation

 

 

La mine

 

Depuis le parking des américains, suivre la direction VILLEROUGE en passant devant la bergerie des Américains

 

 

 

 

On aperçoit à droite les ruines d’une ancienne forge.

Jusque fin des années 1950, le maire de Villerouge y officiait comme maréchal ferrant.

 

Et plus haut les scories de la mine

 

 

 

Après avoir laissé la FountMale à droite, prendre la sente qui monte à gauche

 

 

 

On aperçoit dans la montée les tuyaux d’amenée d’eau pour la bergerie des Hollandais

 

 

 

Le tas de scories devant la mine

 

 

 

 

L’entrée de la mine

 

 

 

Le paysage depuis la mine

 

 

Avec le village d’Albas dans le creux

 

 

En bleu, la porte de la bergerie des Hollandais

 

 

 

 

 

 

 

 

3 Fiche brgm

 

 

b Roc d'Asquies OUEST

 

 

 

C11507

C11508

C11509

C11510

C11511

C11512

C11513

C11514

 

 

C11515

C11516

 

 

4 Fiche de G LANGLOIS

Toponyme : ROC DAS QUIES

 

 

Commune : Albas. Ancien terroir de

Hors concession.

 

Code INSEE :        11            3              15            006          653

            Dépt.Arrdt. Con. Cne. Site

Cadastre année : . Lieu-dit :

Section et parcelles :

Propriétaire :

 

Occupation actuelle du sol :

Accès actuel : à 3 km à l'O.S.O. d'Albas.

 

Coordonnées Lambert zone III : Ax=629,900  Ay=3077,500  Az=430

                               Bx=629,950  By=3077,600  Bz=400

Carte 25 000e : 2447 Est (Tuchan). Carte géologique : Perpignan.

Nature de la recherche : biblio.

 

RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES :

 

Géologie roche encaissante : partie centrale du massif paléozoïque des Corbières. Dolomies du Dévonien supérieur près de son contact avec le Carbonifère. Gîte le plus oriental de ce type occupant le plateau de Lacamp sur près de 5 km.

         forme du gîte : amas de type karstique. Deux filons dont le plus bas est dirigé sur 5 h. de pente 55° Nord.

         gangue :

         minéralisations : Fe, Mn. Le minerai serait plus carbonaté à l'Est qu'à l'Ouest. La sidérose bien cristallisée est très claire. Analyses (2) et (3) : R. Esparseil 1926.

(1)  CaO 1,95 %  MgO 1,44 %  Fe 33,83 %  Mn 2,64 %  SiO2 17,1 %

(2)              P 0,045  %  Fe 40 %     Mn 4    %  SiO2 24   %

(3)                          Fe 45 %     Mn 3,60 %  SiO2 27   %

 

Période(s) d'activité(s) : vers 1839-vers 1918.

Critères de datation : archives, biblio..

 

DESCRIPTION ET HISTORIQUE DU SITE MINIER :

 

Darnis, concessionnaire de Fourques et la Bouchère des Clauzels se livra à des travaux de recherche et d'exploitation à partir de 1839 sur ce gîte. Il y avait construit un four à griller le minerai auquel avaient travaillé les dénommés Jean Calvairac, Jacques Julia et Fontanel, ouvriers mineurs de Villerouge-Termenès. Esparseil n'indique pas si il existait des travaux antérieurs. Le sieur Jacomy, successeur de Darnis et égalemment concessionnaire des mines de fer de Fillols (P.O.) et propriétaire de Fourques, obtint en 1856 de la commune d'Albas l'autorisation moyennant 200 Fr. par an, d'exploiter le minerai de fer dans les vacants communaux. Il réussi grace à ses influences à faire arranger le chemin d'Albas à Villerouge en vue d'acheminer le minerai. Il réalisa deux attaques à ciel ouvert sur les deux affleurements de ce gîte.

 

En 1872 la Compagnie des Usines du Gard (Alais, Bessègues et Terrenoire) obtint de mener des recherches en vue d'obtenir la concession des mines de fer d'Albas, Cascastel et c. que Jacomy convoitait aussi. La direction des travaux fût confié à Marius Esparseil qui réalisa une galerie en travers-banc pour recouper les filons des deux affleurements. La première attaque de Jacomy est située à 27,78 m au dessus de la galerie, la deuxième à 36,28 m. La galerie faisait 33,90 m au 1er juillet 1873 sur une longueur nécéssaire de 75 m. Malgrès les travaux éffectué sur ce gîte et sur ceux de Montredon et Bouichas la concession ne fut pas accordée. Cette mine fit cependant l'objet de travaux importants pendant la guerre de 1914-1918.

 

En 1926, R. Esparseil décrit ainsi le gîte : « épaisseur de la lentille se rétrecissant à l'avancement : 20 m. Longueur maxima des galeries : 120 m. Ce qui porte la lentille à 100 m. pour une traversée de 27 m. et une hauteur de 50 et 70 m. (...) Le minerai est parfois trop siliceux pour être utilisable (...) à moins qu'on le traite sur place par les méthodes suédoises pour le traitement des minerais siliceux ».

 

Réf. carto. : Toulouse, n° 243.

Réf. biblio. : M. Esparseil 1893 p. 217-221 ; R. Esparseil 1914 p. 55 ; R. Esparseil 1926 p. 111-112 ; Jaeger 1954 p. 44 et 47 ; Jaeger et Ovtracht 1955 ; fichier B.R.G.M.

Réf. archives : A.D. Aude, S 758, Albas, recherche de manganèse et de fer, (1839-1899), S 759, ibid., (1900-1907), S 770, ibid., (1909-1913) ; Service des mines, Carcassonne, plan des concessions de Serremijane, las Coupes, Fourques et la Bouchère des Clauzels ; Archives Communales d'Albas, délibération du 17 février 1856.

 

Date : 10/87.

 

5 Fiches de J MANTENANT   

                            les Mines

 

 

                                                                                                      ROC DAS QUIES

Mine                                                                                                                                          Albas

 

1/ NATURE DU SITE :

Type :                                                 mine (exploitation)

Chronologie :                                   période ancienne, XIXème s., XXème s.

Substance :                                       fer

 

2/ LOCALISATION :

Commune :                                       Albas

Lieu-dit IGN :                                  Roc des Quiès, ancienne mine, mine

Références cadastrales :             section D, feuille 4, parcelle 1321

                                                               section D, feuille 2, parcelle 1062

 

 

3/ CONTEXTE GEOGRAPHIQUE ET GEOLOGIQUE :

                Le Roc das Quiès est une colline située à l'ouest de la commune d'Albas, dont les points culminants correspondent à trois pointes rocheuses alignées selon un axe O/E. Ces trois mamelons, largement recouverts d'encroûtements brun et ocre d'oxydes et hydroxydes de fer, constituent en réalité le point culminant de chacun des trois ensembles minéralisés sur lesquels ont été ouverts les travaux du Roc das Quiès. Il s'agit de trois groupes d'amas karstiques alignés, encaissés dans les calcaires du Dévonien moyen à supérieur. Ils sont situés sur le versant nord (G1, de direction N/S), le versant est (G2,  NE/SO) et le versant sud-est de la colline (G3, NO/SE). Les deux premiers mesurent plus d'une centaine de mètres de longueur, et atteignent 20 à 30 m de largeur pour 50 à 70 m de hauteur. Le minerai qui compose ces trois groupes est légèrement différent de celui présent dans les différents amas du plateau de Lacamp. Le cortège habituel (hématite, goethite, limonite et sidérite très altérée) est en effet complété par la malachite et la chalcopyrite, présente notamment en mouches dans des filonnets siliceux. Ces deux minéraux restent tout de même peu fréquents.

               

4/ HISTORIQUE DE L'ACTIVITE :

                Les informations disponibles sur l'histoire de l'activité minière au Roc das Quiès ne remontent pas au-delà du XIXème s. Elles sont issues de l'enquête menée par G. Langlois aux archives départementales de l'Aude et de nos propres recherches documentaires.

                En 1839 démarre une série de travaux de recherche et d'exploitation, entrepris par un certain Darnis, concessionnaire de Fourques et de la Bouchère des Clauzels (plateau de Lacamp). Celui-ci fait d'ailleurs construire un four de grillage du minerai au Roc das Quiès. Une quinzaine d'années plus tard, Rémy Jacomy, propriétaire de Fourques, obtient en 1856 l'autorisation d'engager des recherches sur le territoire communal d'Albas, notamment au Roc das Quiès, où il ouvre deux attaques à ciel ouvert sur deux des minéralisations de la colline. Puis, en 1872, la Compagnie des Usines du Gard obtient l'autorisation d'engager des recherches à Albas en vue d'obtenir la concession des mines de fer d'Albas et Cascastel-des-Corbières. M. Esparseil, chargé des travaux, entame le percement d'une galerie de recherche en travers-bancs sur le versant est de la colline, à environ 27 m et 36 m sous les chantiers à ciel ouvert de R. Jacomy, qui paraissent encore actifs à cette époque. En 1893, le creusement de cette galerie est toujours d'actualité, cette dernière atteignant alors 87 m de longueur. Durant la décennie suivante, une seconde galerie est ouverte, tandis que la première galerie ne parvient pas à retrouver la partie inférieure de la minéralisation. Les informations disponibles pour les décennies suivantes se font moins précises. Des travaux de recherches parfois importants sont engagés entre 1907 et 1912 par plusieurs sociétés (Sunium, E. Bérard). Il semble que la mine est active pendant la première guerre mondiale. C'est peut-être à cette époque qu'est creusée la galerie du versant nord du Roc das Quiès, donnant accès à des recherches particulièrement développées et encore bien conservées.

 

 

5/ Description des vestiges :

                Les travaux reconnus à ce jour sur le Roc das Quiès forment trois groupes ouverts sur les trois minéralisations signalées plus haut.

 

G1 :      

                Sur le versant nord (groupe 1), les ouvrages miniers reconnus s'organisent selon un axe N/S.

                A la base s'ouvre une galerie encore bien conservée (h 1,7 m ; l 1 à 1,2 m) précédée par une halde importante formée essentiellement d'éléments centimétriques (ROC13). Creusée essentiellement au pic dans des calcaires sombres, elle donne accès à un petit réseau très intéressant en raison de son bon état de conservation. Il est organisé en une galerie centrale de direction N/S, à partir de laquelle ont été creusées deux séries de deux recherches de près de 20 m de longueur, de direction générale E/O. A l'est, les deux recherches se rejoignent, tandis qu'à l'ouest, la recherche nord est utilisée comme captage par les propriétaires de la bergerie voisine de la galerie. Tous ces ouvrages de recherches ont été creusés ont même niveau. Dépassant la centaine de mètres de longueur, ils n'ont pas donné lieu à l'ouverture de chantier d'exploitation. Cet ouvrage, par sa morphologie, est sans doute récent (XXème s. ?)

                A une quinzaine de mètres au-dessus de la galerie ROC13, dans l'axe de cette dernière, a été creusé un chantier vertical partiellement comblé (ROC14 : L 20 m ; l 3 m ; h 5 m), près de l'entrée duquel subsiste un dépôt de minerai constitué de blocs décimétriques à pluridécimétriques d'oxydes de fer.

                Enfin, dans le prolongement de ces travaux, près du sommet occidental du Roc d'Asquiès, un second dépôt de minerai perdu au milieu des broussailles, constitué lui-aussi de blocs décimétriques à pluridécimétriques d'oxydes de fer et établi de manière rationnelle, indique sans doute l'existence à proximité de travaux miniers modernes (XIXème-XXème s.), non repérés pour l'heure.

 

G2 :

                Les travaux du groupe 2 s'étendent de la base du Roc das Quiès (emplacement marqué mine sur la carte IGN) jusqu'au sommet oriental du Roc d'Asquiès (cote 502). Au niveau inférieure, deux galeries de large gabarit (l 1,2 ; h 1,8) ont été creusées vraisemblablement dans le but de reconnaître la partie inférieure de la minéralisation (ROC8 et ROC15). Il s'agit de deux ouvrages présentant des indices probants d'un percement à l'époque contemporaine (techniques, morphologie). Il s'agit selon toute vraisemblance des travaux effectués par la Compagnie des Usines du Gard entre 1872 et 1904. Seule la galerie supérieure, aux parois assez fragile, a été explorée jusqu'à un éboulement situé à une quinzaine de mètres de l'entrée.

                A environ 25 m au-dessus de la galerie supérieure et 35 m au-dessus de la galerie supérieure, deux chantiers à ciel ouvert de 7 et 20 m de diamètre ont exploité la partie supérieure du filon. Le plus grand a été prolongé en souterrain au cours d'une seconde phase d'activité. Au vu des informations fournies par les sources écrites, c'est sans doute ici que R. Jacomy engagea ses recherches durant la seconde moitié du XIXème s. Il faut noter l'existence d'un épandage remanié de scories de réduction de minerai de fer, preuve de l'existence au Roc das Quiès d'une activité sidérurgique que l'on peut supposer ancienne en raison de sa situation, à proximité immédiate de la minéralisation. Ces déchets métallurgiques ont été largement remaniés, visiblement lors des travaux miniers contemporains (scories présentes sur les tas de déblais récents). On peut donc envisager l'existence de travaux miniers anciens que R. Jacomy s'est peut-être contenté de reprendre.

                Un troisième chantier est présent en amont dans le prolongement SO des travaux. il a vraisemblablement été implanté sur la même minéralisation (ROC11). Ce chantier vertical à ciel ouvert de grandes dimensions (L 25 m ; l 5 m ; h 6 m) se prolonge en souterrain par un puits situé au milieu de l'ouvrage, non exploré. Quelques indices (muret de soutènement des déblais, abris en pierre sèche sur le carreau de la mine) laissent supposer l'existence ici d'une phase d'activité récente.

                Enfin, au sommet du Roc d'Asquiès, toujours dans l'axe de la minéralisation G2, trois fosses ont été ouvertes au pied de l'affleurement rocheux constituant le sommet oriental du Roc d'Asquiès (ROC1, ROC2 et ROC3). La première est une simple minière de 10 m de diamètre bordée par un dépôt de gros blocs de minerai de fer. La seconde est une tranchée farcie de végétation en contrebas de laquelle s'étalent deux haldes, l'une formée d'éléments centimétriques, l'autre constituée de blocs décimétriques. Un fragment de poterie à pâte orangé et glaçure verte a été trouvé sur la halde à éléments fins. Enfin, la troisième fosse, de 4 m de diamètre, est prolongée par une descenderie non explorée en raison de la fragilité de la roche. Sur les parois, quelques trous de fleuret de 5 cm de diamètre ont été repérés. Une halde de gros blocs décimétriques s'étale sur le pourtour de la fosse.

G3 :

                Ce troisième groupe de travaux se situe sur le versant sud-est du Roc das Quiès, en face de la colline de Roqua Blanca (ROC4, 5, 6, 7). Au sommet de la colline, à moins d'une centaine de mètres au sud-est du pic est du Roc d'Asquiès, des travaux limités (ROC4) ont été creusés sur deux minéralisations sécantes, d'orientation NE/SO et E/O, encaissées dans les calcaires. Il s'agit d'ouvrages à ciel ouvert et souterrains, qui dans certains cas, s'avèrent difficile à identifier en raison de leur degré élevé d'érosion. Ces travaux paraissent s'organiser en deux grands chantiers verticaux à ciel ouvert d'orientation NE/SO et E/O, dotés de prolongements souterrains pour la plupart comblés (excepté un puits de 6 m de profondeur minimale, non exploré). Ce deux grands chantiers se recoupent au sud-ouest. Ces travaux sont entourés de haldes formées en particulier de blocs et cailloutis d'oxydes de fer (goethite, limonite). Des fosses de dimensions plus restreintes sont présentes à proximité. Signalons la présence, au nord-est, d'une halde importante, qui n'a pu être associée, pour l'heure, à aucun ouvrage minier. Ces travaux ne sont pas datés.

                D'autres ouvrages ont été repérés au sud-esti, au pied d'une falaise colorée par d'importants encroûtements d'oxydes de fer, formant parfois de véritables amas (figure 22). Il s'agit d'une série de grattages, dont un petit sous-cavage (L 2 m ; l 1,5 m ; h 3 m) sur la paroi duquel a été creusée une encoche de type « niche à lampe » (ROC5). D'autres grattages ouverts à l'outil ou à l'explosif sont présents dans le même secteur (ROC7).  Enfin, à l'est de ces travaux, une galerie étroite (1 m x 1 m) d'orientation SE/NO a été creusée en direction de la falaise (ROC6). Présentant une voûte en plein cintre, elle a été taillée à la pointerolle dans le schiste stérile (des traces de plus de 15 cm de longueur sont visibles sur les parois). Un éboulement comble totalement l'ouvrage à 5 m de l'entrée. Cet éboulement est nettement visible en surface, sous la forme d'un entonnoir de soutirage au fond duquel gît un énorme bloc tombé de la falaise, sans doute à l'origine de l'éboulement. Nous ne savons pas si cette galerie donnait accès à des chantiers d'exploitation.

 

6/ BILAN ET PERSPECTIVES :

                A l'heure actuelle, on peut distinguer deux grandes périodes d'exploitation au Roc d'Asquiès. Une phase moderne, englobant les XIXème et XXème siècles, bien connue grâce aux sources écrites, au cours de laquelle ont été ouvertes les galeries visibles actuellement dans les groupe 1 et 2, et sans doute aussi plusieurs chantiers à ciel ouverts, en particulier dans le G2. Plus généralement, la présence, fréquente, de murets de soutènement en blocs de minerais de fer et de haldes constituées d'éléments décimétriques à pluridécimétriques est un indice probant d'une activité minière moderne, incluant  l'utilisation de l'explosif. Des indices de ce type sont associés à plusieurs travaux du Roc das Quiès, en particulier dans le G1 et le G2 (où un fragment de céramique glaçurée a d'ailleurs été découvert près des travaux.

                Les indices d'une phase d'exploitation ancienne sont ténus. Pour l'heure, il est difficile de rattacher à cette phase les nombreux ouvrages creusés à l'outil repérés au Roc d'Asquiès, en particulier dans le groupe 3 (ROC6). De même, si par leur morphologie, les travaux supérieurs du groupe 3 (ROC4) ne paraissent pas devoir être rattachés à l'époque moderne, rien ne permet de les attribuer avec certitude à une phase ancienne d'activité. En revanche, la présence de scories près d'une chantier du G2 constitue un témoignage probant d'une activité sidérurgique antérieure à l'époque moderne car établie à proximité immédiate de la minéralisation G2. Toute la question est de savoir à quelle époque remonte cette activité, aucun élément de datation antérieur à l'époque moderne n'étant pour l'heure connu dans le secteur. La mention Castrum Albaribus Ferreriarum remontant au XIIIème siècle, trop vague, ne permet pas de placer précisément au Roc das Quiès une phase d'activité médiévale.

                La poursuite des prospections dans cette zone nous paraît nécessaire, en particulier tout autour des travaux du G3, ainsi que dans les vallons encadrant le Roc das Quiès, où l'existence d'ateliers sidérurgiques est vraisemblable. En revanche, il est difficile d'envisager l'ouverture d'un sondage sur l'épandage de scories de ROC10, très largement remanié par les travaux postérieurs.

 

7/ SOURCES :

AD Aude, S759, Service des Mines, 16 juin 1904.

AD Aude, S758, AGUILLEZ, 29 octobre 1872.

AD Aude, S770, RAYNAUD, 31 décembre 1909.

AD Aude, S770, RAYNAUD, 28 février 1913.

ESPARSEIL M., 1893, p. 217-221.

ESPARSEIL R., 1926, p. 111-112.

 

 

                            la Métallurgie

                                                                                                            ROC DAS QUIES

métallurgie                                                                                                                            Albas

 

1/ NATURE DU SITE :

Type :                                                 métallurgie       

Chronologie :                                   période ancienne

Substance :                                       fer

 

2/ LOCALISATION :

Commune :                                       Albas

Lieu-dit IGN :                                  Roc des Quiès, ancienne mine

Références cadastrales :             section D, feuille 2, parcelle 1062

 

 

3/ CONTEXTE GEOGRAPHIQUE ET GEOLOGIQUE :

                Cet épandage de scories se situe sur le versant nord-est du Roc d'Asquiès, en bordure et dans la fosse ASQ10.

 

4/ HISTORIQUE DE L'ACTIVITE :

                Ce site n'est pas daté. Néanmoins, en raison de sa position sur un versant, à proximité immédiate du gisement ouest du Roc d'Asquiès, une activité sidérurgique ancienne est ici supposée.

 

5/ Description des vestiges :

                Le site minier ASQ10 correspond à une grande fosse qui a visiblement connue deux phases d'activité. La plus récente remonte sans doute au XIXème s. La plus ancienne est quant à elle non datée. Des scories de réduction du minerai de fer, la plupart écoulées, sont présentes en forte densité sur un des tas de déblais stockés à l'époque contemporaine au fond de la fosse, ainsi qu'en contrebas de la fosse, côté sud. L'épandage de scories, sans doute largement remanié par les travaux postérieurs, mesure 15 m de diamètre au maximum.

               

6/ BILAN ET PERSPECTIVES :

                Une activité sidérurgique relativement limitée s'est développée à proximité immédiate du gisement ouest du Roc d'Asquiès, à une époque non déterminée avec précision mais supposée en ancienne. Le site a sans doute été partiellement remanié lors des travaux miniers postérieurs.

 

7/ SOURCES :

site inédit